Pourquoi « Pourquoi » ?

Bon, on y est ! On m’avait prévenu que cela devait arriver…

✭ Contexte

Hier soir, en fin de repas :

« Maman, je veux un bisou ! »

« Pas tout de suite, ma chérie. Tu es toute sale, il faut d’abord te débarbouiller »

« Pourquoi ? »

« Parce que Maman, elle préfère les bisous tout propre. »

« Pourquoi ? »

« Parce que les bisous tout propre, ils sentent bons et ils sont tout doux »

« Ah oui ?…. Tout doux ?……. »………. »Pourquoi ? »

« Parce qu’on nettoie le visage avec une lotion qui fait une jolie peau »

« Pourquoi ? »

« Arrrrrrrghh !!!! PASKE !! C’est comme ça !

Fin de l’act.

Voilà. Après coup, bien sûr, j’ai culpabilisé. Je n’aurais jamais dû m’agacer et perdre patience comme ça. La pauvre…! Elle qui cherchait simplement à comprendre. Ce n’est vraiment pas digne d’une mère parfaite !! Mais que fait-on face à cette avalanche de « Pourquoi » ? Doit-on lui donner une réponse très terre-à-terre avec graphiques illustrés et schémas à l’appui ? Ou bien peu importe la réponse, du moment que l’on ait assouvi sa soif d’apprendre et sa curiosité ?

Je me suis penchée sur la question…

C’est quand il commence à bien maîtriser le langage (vers 2-3 ans donc) que notre enfant commence à poser des questions. Pas forcément très pertinentes au début – Phase 1 – elles prendront une tournure de plus en plus élaborée au fur et à mesure qu’il avancera dans l’acquisition du langage – Phase 2. Il nous posera alors des questions qui attendent de vraies réponses. Il établira un vrai dialogue avec nous. Chacune de nos réponses sera prétexte à d’autres questions. Ces questionnements sont indispensables pour la construction de sa personnalité. Il se forge des repères et nous sommes son référentiel. C’est une façon pour lui d’acquérir de la maturité. Derrière cette avalanche de questions, notre enfant cherche à se situer. C’est une façon pour lui de nous tester. Ses « pourquoi » sont donc très prometteurs puisqu’ils signent la capacité de notre bout de chou à s’interroger sur le monde qui l’entoure. C’est ce qui s’appelle la pulsion épistémophilique (la quoi ?) ou l’envie de savoir (ahhh !) à la base de la réussite scolaire.

Bon. Donc ça, c’est la bonne nouvelle ! Mais, je lui réponds quoi, moi ?

Etant donné que nous sommes actuellement en phase 1, Chouquette a un éventail de « pourquoi » et je ne dois pas compter sur elle pour s’en lasser, si j’ai bien compris l’explication ci-dessus… Les têtes pensantes, pédopsychiatres et autre psychologues pour enfants nous conseillent de moduler notre réponse en fonction du degré d’importance de la question. Notre explication doit être appropriée à sa demande. Mais il est également primordial de le laisser élaborer et imaginer (poétiquement, pourrait-on dire) ses propres réponses, tout en l’accompagnant : « et toi, qu’est-ce que tu en penses » ?. Il ne faut ni le laisser dans l’ignorance complète, ni lui donner la réponse complète et scientifique. Un entre-deux lui permettra de continuer à s’intéresser à tout. Ce que la plupart des parents font intuitivement, paraît-il…

Exemple : S’il nous demande pourquoi il doit dormir, le degré d’implication n’est pas émotionnellement aussi intense que s’il demande Pourquoi sa maman et son papa se font des bisous ? ou Pourquoi « Maillie » n’est pas venu la voir aujourd’hui ?

Mouais… Pas si simple…

En attendant de trouver toutes les réponses, ces « Pourquoi » à répétition en ont inspiré plus d’un ! Notamment, Vertbaudet qui a lancé une web série intitulée Paske. Fraîches, spontanées, drôles et mignonnes, ces petites vidéos sont trop craquantes et disponibles sur leur page Facebook ou sur leur chaîne Youtube. En ce qui me concerne, je manque toujours d’un peu d’imagination et je crois que Vertbaudet et ces enfants si inventifs vont devenir mes nouveaux gouroux 😉

Allez, je file ! Je dois aller réviser « Pourquoi on tombe amoureux ?« 

xoxo

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2 réflexions sur “Pourquoi « Pourquoi » ?

  1. Ohlala, ça sera pas simple ces « Pourquoi? » J’ai donc entre 1 an 1/2 et 2 ans pour apprendre l’encyclopédie 😉 Mais tu as souligné qu’il ne fallait pas donner une réponse complète; donc je n’apprendrai que le début de chaque définition. Ouf, ça ira plus vite!

    • Disons que, plutôt que de lui donner un début de définition, il faudrait les laisser imaginer une explication, de s’amuser à en créer ensemble et de les aider à démêler le vrai du faux, si je puis dire. Ça leur permet de faire travailler leur créativité ! À noter que une fois de temps en temps, fatiguée par une grosse journée de boulot, malade ou pas d’humeur, je crois qu’on peut quand même leur répondre : Paske ! 😉

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